Dès 2002, je me suis opposé au Projet de future Grande Bibliothèque à Clermont-Ferrand. J'ai émis peu à peu plusieurs critiques, assorties de demandes de modification du Projet, alléguant notamment la connaissance particulière que j'avais de la réalité des bibliothèques (je fréquente les bibliothèques françaises depuis l'âge de quinze ans, et celles de Clermont depuis une douzaine d'années) et des besoins spécifiques en ce domaine.
Déjà, à la fin des années Quatre-vingt-dix, j'avais fait part de nettes réserves à l'égard de ce projet à M. Dallet, l'ancien Conservateur de la Bibliothèque Lafayette (Deuxième et Troisième cycles universitaires). A cette époque, l'idée très ancienne d'un regroupement des collections, et de l'installation d'un nouveau site, déjà pressenti et même choisi à l'emplacement de la Gare Routière, appellait des remarques que je prévoyais d'émettre en temps utile, mais le projet n'avait pas encore subi la nette réorientation de nature politique que lui a réservé la Ville de Clermont et en particulier l'Adjoint à la Culture, Olivier Bianchi, avec la complicité des autorités universitaires, et l'habituelle connivence médiatique accompagnant sans discernement ici tout nouveau projet, qui l'ont bercé.
Aujourd'hui, pour diverses raisons souterraines, les choses s'accélèrent, et l'urgence de faire le point devance la parution, déjà annoncée début 2OO5 et que je reportais régulièrement, du livret de propositions et de synthèse, intitulé "Contre-Projet pour les Bibliothèques de Clermont", et que je songeais livrer soit au mois de Juin prochain, soit à la rentrée de l'Automne 2006. Ce Contre-Projet n'est pas nouveau : il a été présenté à des Conservateurs en poste en 2003, puis au Maire de Clermont-Ferrand et à l'Adjoint à la Culture, Olivier Bianchi, qui m'en ont donné acte. Le Conseil d'Administration de la Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire, depuis devenue BCIU (Bibliothèque Communautaire et Interuniversitaire) a refusé de prendre connaissance de remarques provenant d'un observateur "extérieur" pour ce projet dont toutes les phases ont été menées à huis-clos, à tel point que les élus eux-mêmes ignorent sa réelle teneur, n'ayant disposé que de la présentation officielle passant sous silence tout ce que nous aurions souhaité être abordé.
L'an dernier, j'ai souhaité rendre publique la critique du projet élaboré par les différents intervenants agréés. J'ai souhaité, dans un souci de clarté et de collaboration avec la Droite Conventionnelle clermontoise, la faire participer à la dénonciation de ce projet, à partir d'éléments correspondant à la nature et au contenu, et non, seulement à partir du seul argument budgétaire. Michel Fanget (UDF, candidat à la Mairie de Clermont), qui s'est depuis déclaré favorable au projet, avait accepté en 2004 et 2005, de rejoindre cette critique à partir d'éléments probants, et avait accepté d'assiter à la conférence de presse que je devais tenir le 9 Avril 2005, dont le principe reposait sur la présence aussi bien de cette tendance de la Droite clermontoise, que de la composante UMP favorable à un autre candidat, l'une et l'autre disposant, à Clermont où les choses ne sont jamais simples, chacune de son propre groupe au Conseil Municipal.
Pour les raisons qui sont les siennes, c'est-à-dire parce qu'opposée à ce qu'un Indépendant, qui avait annoncé qu'il formerait une liste Indépendante et Gaulliste, aux futures élections municipales à Clermont, l'UMP a sabordé cette initiative qui aurait permis de contester un projet dangereux, et de faire comme je le souhaitais de cette contestation le fer de lance contre les projets culturels pharaoniques de la Ville de Clermont, et d'une manière générale, celui de l'opposition à Clermont.
Louis Giscard d'Estaing, député du Puy-de-Dôme, et depuis élu Maire de Chamalières, m'avait apporté son très net soutien par lettre du 11 Février 2005, lui-même ayant combattu, alors qu'il était adjoint de l'ancien Maire de Chamalières, ce projet dont la nocivité pèse déjà sur l'excellente Bbliothèque de cette ville.
Monsieur Jean-Jacques Aillagon m'avait répondu le 8 Avril 2005 sur les raisons qui l'avaient fait soutenir ce projet lorsqu'il était Ministre de la Culture.
La critique de fond de ce projet de "Deuxième Bibliothèque de France", fatalement situé Bd Mitterrand, et faisant régulière référence à la Bibliothèque Nationale de France créée par François Mitterrand, et dont cependant la presse parle bien peu (Libération du 16 Mars 2006), sera effectuée très bientôt, entre autres façons sur ce blog.
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16 Mai 2006 Le jour de la rédaction de l'article ci-dessus a été remise au Maire de Clermont-Ferrand, Pdt de Clermont-Communauté, notre demande d'audition devant l'ensemble des délégués pilotant ce projet.