Dans tous les cas, Brice Hortefeux devra démissionner du Gouvernement après les élections municipales, qu'il se présente à Clermont, ou qu'il ne se présente pas.
Ayant verrouillé toute possibilité de changer la majorité clermontoise en place depuis près de soixante-trois ans, le président de l'UMP départementale du Puy-de-Dôme, Conseiller Régional, et ministre Brice Hortefeux ne saurait envisager autrement la règle suivie par le pouvoir en place.
Le prochain échec de la capacité de renversement de la municipalité clermontoise n'aura cette fois-ci d'autre responsable principal que Brice Hortefeux, qu'il décide de mener lui-même une liste alors qu'il n'a pas les compétences susceptibles de répondre aux exigences du bassin auvergnat (voir plus bas), ou qu'il la laisse conduire par les apparatchiks, qui outre leur nullité sélectionnée avec soin autrefois par Valéry Giscard d'Estaing, ont à leur actif leur soutien sans faille au pouvoir socialo-communiste et à ses projets municipaux et ont accompagné le record absolu en durée et en nombre des échecs de la "Droite" auvergnate.
Ayant saboté avec le concours du journal La Montagne et la complicité d'autres medias acquis à la pensée unique, toutes les tentatives que j'avais produites pour unifier les énergies opposées à la municipalité Godard et pour impulser à l'Auvergne le souffle, qu'après l'inaction coordonnée de la Droite, les échecs de tous les candidats d'opposition à Clermont, la perte du Conseil Général, la perte de la Région, l'échec de Valéry Giscard d'Estaing aux municipales de Clermont en 1995, j'étais en mesure d'apporter à partir de formules nouvelles, d'un nouveau choix des cadres, et d'une légitimité d'autant plus incontestable qu'elle se basait sur une opposition sans faille aux majorités exécutives, toute action de la Droite aux municipales de 2008 sera systématiquement contestée et démontée par le Mouvement Gaulliste et par l'Opposition Clermontoise, autrement dit par moi-même.
Qu'il y ait une liste de Droite, ou bien quatre cette fois-ci, j'appellerai à voter pour l'actuel maire sortant, au vu de son bilan et pour contrer l'UMP. Il ne serait pas moral en effet, pour la "Droite" d'oser présenter une liste contre Serge Godard alors que sans discontinuer toutes les initiatives comme tous les manques de sa municipalité n'ont jamais reçu, sinon venant de moi-même, une critique majeure comme cela aurait dû être le cas.
Clermont-Ferrand n'a pas besoin de la "Droite", dont la seule intention est d'accaparer au profit de l'actuel système et non de promouvoir la province.
Si Brice Hortefeux en effet était capable de présenter un programme, il l'aurait fait depuis longtemps, et lorsqu'on brigue par effet d'annonce, depuis plusieurs années, la mairie de la capitale auvergnate (L'Express : L'homme qui veut prendre Clermont...) on présente au public de temps en temps ses propres idées. Voici trois ou quatre ans au contraire, lors de son déplacement dans la campagne à côté de Clermont-Ferrand, au Zénith, devant quinze mille personnes, c'est Nicolas Sarkozy qui a présenté ses idées pour l'Auvergne. Preuve éclatante que son fidèle lieutenant, lui, n'avait rien à dire.
La "Droite", et ceux qui prétendaient la conduire, avaient de nombreuses fois insisté publiquement sur la nécessité de l'union. Celle-ci n'a jamais été réalisée. Elle a même été systématiquement empêchée notamment au profit d'opérations personnelles
Le seul groupe légitime au Conseil municipal est par ailleurs celui du Modem/ex-UDF, car il résulte du choix électoral, contrairement au groupe UMP n'ayant aucune légitimité car ce parti s'est constitué après les dernières élections municipales et par-dessus la volonté des électeurs, réunissant pour des raisons d'état-major, des tendances politiques jusqu'alors absolument opposées à travailler ensemble.
L'atmosphère clermontoise est à l'image de l'atmosphère du pays : empoisonnée par les partis-pris obscurs contre la liberté d'expression, la démocratie, et le respect des choix exprimés.
Par ailleurs, il n'y aura plus dans l'avenir aucun soutien de ma part pour Louis Giscard d'Estaing, député, maire de Chamalières et secrétaire de la fédération UMP.
Puisqu'il a choisi le confort personnel de laisser malgré mes appels s'éteindre à Clermont les énergies du renouvellement, préférant miser une fois encore sur des intérêts reliés à la politique générale, il n'y aura plus d'exception dans l'attitude d'opposition radicale que j'exercerai contre l'actuel pouvoir.