Selon Paris-Match, de nombreux électeurs centristes hésiteraient en faveur de Philippe de Villiers, beaucoup plus que les électeurs de l'UMP.
Il existe une véritable dynamique de changement à l'UDF, et semble-t-il, une volonté de l'accomplir. Nous ne pouvons que saluer cette attitude positive.
Si certains, chez Villiers, espèrent séduire la fraction conservatrice de l'UMP, il faut noter que la culture de soumission entretenue dans ce parti constituera un frein notable au désir d'émancipation des adhérents tenus en laisse par les habitudes du respect des cadres établis et de la discipline héritées des deux grandes formations à l'origine de ce rassemblement contre-nature créé en 2002.
Il se pourrait donc, surtout après l'alignement des leaders de la Gauche du NON sur la candidate PS, que la grande énergie de renouvellement capable d'épauler le front des refus constitué par Villiers, Dupont-Aignan, Le Pen, et par les Gauches de contestation - qu'il ne faut pas oublier, car si elles contestent, c'est qu'il y a matière à contester - soit la formation centriste.
Car ce qui compte n'est pas de trouver des similitudes dans les programmes, ce n'est pas non plus d'associer forcément, ni encore moins de fondre les mouvances les unes dans les autres : ce qui compte absolument est de montrer un refus sans précédent des politiques de la connivence, de la décadence, et de l'abandon.
C'est de cette colère sans égale, qu'au début de l'année 2006 j'espérais voir se dessiner en l'acte de rassemblement large qu'aurait conduit Dupont-Aignan ou Philippe de Villiers - et incluant la Droite nationale ! - que proviendra peut-être, à partir d'une mosaïque de courants et de partis, ce bouleversement que tant de Français espèrent, secrètement à force de baisser la tête, mais si fortement je le crois.
Par Michel THOMAS
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Publié dans : Présidentielles : avant et après
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